Playlist #26 – 30/03/2026
En vérité, beaucoup de tracks “teuf” cette semaine, à défaut d’être suffisamment en santé pour la faire comme il se doit. Pas mal de lecture autour de Fukushima aussi, ce qui peut également expliquer l’envie de “boom boom” (yes, ce pun mérite la peine capitale). La première track du dernier album de Gi sera d’ailleurs la seule à proposer quelque chose de contenu et étouffé, “crispy” parfois, ambient souvent. Dub ambient ? Je sais pas trop, mais l’album qui n’est pas encore full release promet.
Pas grand chose à dire sur la suite si ce n’est que ça déroule. Ah si, j’ai eu une sorte de focus sur Paperclip Minimiser et son album “II”. Difficile à expliquer pourquoi, ni vraiment de quoi il retourne vraiment car je ne suis pas assez technique; mais la production a quelque chose qui tranche avec ce qu’on écoute généralement dans ce style de dub/dubstep aujourd’hui. Il y un côté sans aucun doute très “machine” et une recherche de l’épure, de dépouillement qui va avec (et qui me ramène un peu à Carrier, en fait).
J’ajoute donc deux tracks du minimiser de trombones. Fun fact, son pseudo vient d’une hypothèse scientifique autour de l’IA appelé le Paperclip maximizer – article explicatif ici : https://www.lesswrong.com/w/squiggle-maximizer-formerly-paperclip-maximizer. Le blaze de notre ami mancunian vient former un drôle de contrepied à une IA qui aurait perdu tout contact avec des instructions empreintes de valeurs “humaines”. D’ou aussi j’imagine l’idée de produire une musique qui échappe à l’IA; bien que celle – ci soit douée pour générer des tubes (cf, le kétosaure).
La quatrième track est issue d’un duo de mexicains au sombrero agité (deuxième jdm douteux, qui me conduit désormais au tribunal de La Haye). Tech-Mex loins des standards texans (sic); Nico, elle me fait un peu penser à D’Americana Gombeen & Doygen (la voix un peu), mais sous stéroide et en plus tech-house il me semble. C’est comme ça que je me représente un levé de soleil mordoré dans le Mordor des opiacés. Tu m’en diras des nouvelles.
Pas grand chose à dire sur la track cinq si ce n’est qu’elle tabasse sa mère, voilà.
J’avais sur un un truc avec des voix de nouveau, et je suis tombé par hasard; en fait je ne sais plus trop comment mais je crois que c’est Stan qui m’a envoyé sur un mix SC et une fois le mix terminé, ça a switch sur ce morceau enfin bref. Enfin, une bonne surprise en tout cas, car il est bon de s’imaginer irradié par une soudaine épiphanie traversant une nuit de feu.
Bien le bonjour,
Après ce week-end de Rage Sacrée, qui s’est avéré une réussite à tous les niveaux (si ce n’est le niveau L4-L5 qui a été bien douloureux pour ma part). Musique, ambiance, public, amis : tout était bien. Particulièrement La Tène et Use Knife. Rétrospectivement, je garde un moins bon souvenir de Milkweed. J’apprécie le principe de la full impro, mais étant au fond et n’ayant pas vu la performance scénique, j’ai eu l’impression, en y repensant, d’assister à une parodie d’un truc bizarre au Palais de Tokyo où l’artiste ferait n’importe quoi : c’est désagréable pour les oreilles et je ne suis pas assez intelligent pour le comprendre. Sûrement une question de sensibilité plus que d’intelligence.
Dernière semaine aussi avant la grande opération. Espérons que cela me libère de ce poids que je traîne depuis des années à chaque concert, qui me force à être le mec au fond ou sur les côtés, contre un mur. On se retrouvera d’ici l’été dans la fosse.
Pour cette semaine, on va naviguer dans différents genres avec des découvertes toutes très intéressantes. D’abord, et peut-être la plus solide de la semaine, c’est cet album de Flea, le bassiste des Red Hot Chili Peppers, qui nous sort un album de jazz alternatif. J’ai pris la chanson A Plea car c’est la première que j’ai découverte, mais franchement l’ensemble est très solide. On sent que chaque instrument a de la place pour s’exprimer et, en même temps, il y a une sorte d’harmonie entre tous. C’est beau et touchant. Une vraie bonne surprise, car il me semble en plus que c’est son premier album solo.
Youandewan, je pense que tu connais et que c’est potentiellement toi qui me l’as fait découvrir. J’ai choisi la chanson Something Keeps Me Real Quiet car je trouve le beat vraiment obsédant, et ce qui arrive ensuite par-dessus est surprenant, car ça tranche avec un côté assez joyeux qui ne ressort pas au début du morceau. C’est, j’ai l’impression, aussi moins mélancolique que le reste.
God Knows et son morceau The Art of Alienation m’ont assez emballé par ce contraste entre l’instru assez tranquille et jazzy et le rap de l’artiste, plus agressif. Ça me rappelle un peu les vibes du groupe Marlow que j’ai pas mal écouté à une époque.
Daniel Biro est une sorte de disciple de Philip Glass. Je pense que Notturno o Mattutino est son morceau le plus connu et potentiellement un des plus courts. C’est assez beau, je pense que tu vas apprécier.
On revient sur Cancer House et leur dernière release de lundi dernier. Bon, clairement, c’est une de mes découvertes artistiques de l’année. L’album est bon de bout en bout. Je n’ai rien à dire de plus si ce n’est que j’espère les voir à Paris d’ici la fin d’année.
On termine par un très bon morceau de rock psy/prog. C’est sûrement très connu, mais étant novice sur ce genre, je découvre. Le reste de l’album est un peu « meh », mais ce morceau, clairement, me donne envie d’avoir les cheveux longs.
xoxo