Playlist #23 – 09/03/2026

Moitié psyched, Moitié dub. Ça changera un peu du ton des 3 ou 4 dernières playlist, et je me disais aussi que vous en aviez peut ras-le-bol du Black Metal et de la Noise; ce qui est largement entendable, moi même je commençais à m’en fatiguer. Donc voilà, des trucs un peu plus léger, un peu plus sunshine car il fait beau le ciel est bleu et tout est pour le mieux dans dans le meilleur des mondes possibles. C’est le monde comme il va.

Juju Love de HIA est bien connue des services de festival et autres amateurs de collages électroniques, mais perso je l’ai découverte cette semaine et ne peux m’empêcher depuis de secouer mon popotin sur ces percu’ techy qu’on a envie d’écouter peu vêtu dans une piscine perdu dans la campagne quelque part dans le sud de la France. 3Eat du groupe quasi éponyme s’inscrit dans la continuité, mais dans des bails plus 90’, davantage psychés. Il y a un côté un peu Buddha Bar. Angel Fish de Subsurfing **a été découverte dans un mix que m’a envoyé le R cette semaine – je le mets ici d’ailleurs, ça vaut son pesant de LSD. Je me demande Nico si tu ne m’avais pas déjà partagé cette track d’ailleurs ou une autre du même artiste ? En tout cas, c’est le genre de musique que tu dois écouter tout ensuqué sous le soleil de Satan.

On passe rapido à la dub; ouai, strictly dubwise, babybababyloon. Trois sorties récentes : Union Dub Liberation d’abord, avec une ambient dub très ronde. Les voix sont cools, ça renvoie à des trucs plus tradi dans le style. J’aime bien. Pareil pour la nouvelle sortie du Priori, accompagné cette fois du Gavsborg. C’est une bonne transition vers quelque chose de plus “rythmé”, mais qui garde cette composante assez roots forcément avec le chanteur originaire de Kingston de la partie. Trop fort. Pour finir, un album que j’ai beaucoup écouté et partagé depuis 2 semaines – c’est le projet de zicos de jazz de Berlin qui forment 505. Pffiou c’est très riche, mais le mélange jazz, trip hop, hip hop et dub; tout ça immergé dans une ambiance film noire – qui donne à l’album un côté forcément très cinématique – c’est assez ouf. Je m’en vais continuer de l’écouter d’ailleurs.

Salutation,

J’ai eu l’impression ce matin de m’être fait renverser par un camion tant j’avais le dos cassé. Un trama et ça repart. De retour au bureau j’ai préparé la playlist de ce matin accompagnée d’une petite quiche au saumon. C’est principalement un mélange des shows NTS de la semaine dernière. Je trouve quand même beaucoup de plaisir à ces rendez-vous. Récemment j’ai trouvé Flo vraiment forte et surtout avec beaucoup de nouvelles choses et surtout une belle découverte. Maca, un Irlandais qui passe le dimanche de 11h à 13h dans le One Glove Breakfast Show. C’est toujours très cool, il reçoit des invités assez sympas. C’est l’occasion de lire ou de faire le ménage tranquillement. D’ailleurs j’ai eu l’occasion de terminer la BD Amère de Lucrèce Andreae. Un pavé qui évoque son post-partum et plus généralement son expérience de la maternité. C’est franchement une très très belle lecture.

Donc pas de thématique bien définie une nouvelle fois si ce n’est qu’il n’y a rien de franchement énervé à l’image de ma semaine assez calme.

Pour ouvrir le bal, Peanut de Otto Benson. Déjà le mec s’appelle Otto, c’est très cool. Ensuite il propose en ouverture de son album une chanson simple mais dont la guitare est assez enivrante. Au début je m’étais dit que ça commençait comme une chanson de Hermanos Gutiérrez mais très vite ça part ailleurs. Dans la description de l’album il déroule une suite de mots un peu cool comme toujours : The album was made as a quiet accompaniment while navigating the American landscape and aims to give listeners a place of solace, internal reflection, and mystery. Je trouve pour le coup qu’il y a une forme de mystère qui s’impose à l’écoute et c’est plutôt agréable. La cover que je trouve relativement belle est aussi faite par l’artiste.

Rain de Dream Dolphin a été découverte par hasard sur un live hier après-midi de Fauzia. Je venais de finir l’album de Subsurfing (incroyable découverte merci) et je tombe sur cela. C’était vraiment un bon enchaînement. On retrouve ce côté assez calme et mystique. Parfait quand le gum’s décide de toquer à la porte. Je vois que c’est une compilation d’un artiste japonais qui réunit différents travaux de différentes époques. J’écouterai très probablement le reste de l’album durant la semaine.

Lou Blic avec Minéralité s’enchaîne plutôt bien. Un mélange à la fois jazzy mais aussi un peu expérimental. Ce que j’apprécie c’est que ce n’est pas du jazz expérimental mais de l’expérimental qui s’ajoute à une chanson plutôt jazz. Dur de trouver des informations très fiables sur l’artiste si ce n’est sur des blogs un peu obscurs. Merci à Music From Memory (pas pour le nouveau logo) de nous trouver ce genre de choses.

J’étais persuadé d’avoir déjà partagé Kostia Sharlayh et si c’est le cas désolé. Jeune chanteur ukrainien qui a enregistré cet album tout seul chez sa mère. Le son grésille un peu au micro mais clairement c’est un gros coup de cœur. Pareil pour la suivante, j’étais persuadé d’avoir déjà partagé l’album tant je l’ai écouté ces dernières semaines. Crying Nude c’est vraiment la vibe un peu années 90 / 2000 que j’adore depuis bientôt 1 an. On ne s’en lasse pas et on découvre à chaque nouvelle écoute de nouvelles choses. Un régal.

Pour terminer Jmur tiré d’un show de Jack Rollo. Artiste espagnole qui propose un très bel album acoustique. J’ai pas grand-chose de plus à dire.

xoxo

Comment vont mes petits groins de cochons ? Désolé pour le retard (encore une fois) dans le partage de la playlist, mais en vous racontant mon week-end, peut-être comprendrez-vous. Avant de m’y atteler, je me demandais pourquoi la semaine commence un lundi, et pas un mercredi. Tout ça nous ramène à ce vendredi sain, saint-cochon, entouré de bonnes âmes.

Mais que s’est-il passé après avoir quitté la mansion ? Un Sample bien rempli, alors qu’on avait tout de même été remerciés à 21 h, un vendredi. Merci à Camille et Joss de nous avoir fait rentrer. Un Sample plein à craquer, à croire que la jauge ne sert qu’au thermomètre. Et toujours la frustration de clôturer à minuit, avec plein d’énergie.

On s’est donc dirigés vers l’inconnu, plus loin à Montreuil, avec le compère Alex. J’ai fait quelques recherches, et il semblerait que ce soit une salle à louer, principalement pour des événements religieux. Mais ce soir-là, c’était mental et occulte, compte tenu de la population, de la musique, de la scéno… Entre un mathématicien repenti de la kétamine et un jeune éphèbe buvant un vodka-coca, le décor était dressé. J’ai dû user de toute ma raison pour tirer Alex, prêt à poser sa tente, perspective entamée et équilibre inexistant. Le périple s’est finalement achevé à la case départ : à la mansion, très bisé.

J’ai tout de même enchaîné le lendemain avec une session raclette, dans une banlieue pavillonnaire sans âme qu’on appelle Bruyant-the-Dry. Bons copains, bonnes quilles. Le fromage a eu raison de moi, et j’ai commencé à taper ma meilleure sieste dans le salon. Mais pas comme à Prague. Il était temps de retrouver mes quartiers, mais le week-end n’était pas fini.

Dimanche midi : un bambin poilu, dodu et surtout chauve sonne à ma porte pour finaliser notre voyage au Vietnam. On se dégomme une saucisse de Morteau, groin de cochon, pommes de terre à la graisse de canard, échalote confite et, le plus important, une petite salade d’endives. Et quelque dizaines de bières. Il aura fallu de midi à 20 h pour clôturer notre prochaine pérégrination au pays de l’oncle Ho : on est prêt. Tout ça, agrémenté des restes du vendredi soir.

Bisous.